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Quand la disgrâce rôde.

04 Jan

Vous allez être licencié et vous êtes le seul à ne pas le savoir… Pour ne pas tomber des nues, soyez à l’affut ! Quand la disgrâce rôde, elle laisse souvent des traces.

De collègue à paria
De manière générale, tout changement de comportement à votre égard doit vous mettre la puce à l’oreille :
– Les relations avec votre supérieur ont changé : il devient mielleux alors qu’il est plutôt revêche de nature. A l’inverse, il est constamment sur votre dos, alors qu’avant, vous aviez la paix.
– On pinaille sur des détails : vous êtes arrivé 10 minutes en retard, votre tenue n’est pas assez sobre… « Toutes ces choses, qui étaient tolérées, subitement ne le sont plus », résume Dominique Legoubey, ancienne DRH reconvertie dans le coaching.
– Les signes de convivialité disparaissent : vos collègues semblent plus distants, moins spontanés, les discussions s’interrompent lorsque vous approchez de la machine à café. Un café que vous prenez seul, car on a oublié de vous convier à cette pause traditionnelle. Peut-être votre équipe se sent-t-elle mal à l’aise sachant ce qui vous pend au nez…
– Vous perdez vos responsabilités : vous vous tournez les pouces, mais ça court dans tous les sens autour de vous. Vous avez travaillé sur un dossier mais il est confié à un autre. Vous participez à un projet mais on ne vous convie pas aux réunions. Seriez-vous en train de vous retrouver au placard ?

L’argument économique
« Dès lors qu’une entreprise montre des signes visibles de faiblesse économique, il faut envisager le pire », explique Dominique Legoubey. Si le vent tourne, attendez-vous à en faire les frais, surtout si votre situation professionnelle ou personnelle ne plaide pas en votre faveur dans une conjoncture difficile :
– Vous faites partie des derniers embauchés : premier arrivé, premier parti !
– Vous êtes célibataire et sans enfants.
– Vous n’avez pas d’expertise recherchée en ce moment dans l’entreprise.
Les changements liés à des fusions ou à des acquisitions ont les mêmes conséquences. « Vous devez rester sur vos gardes, car cela implique souvent des restructurations et des redéfinitions de poste dans l’entreprise », souligne Lionel Ancelet, coach en ressources humaines.

Les paroles s’envolent, les écrits restent 
Si vous faites l’objet d’avertissements écrits, pour une raison valable ou non, vous êtes sans doute dans la ligne de mire. Ces reproches couchés sur le papier peuvent servir à constituer un dossier contre vous, surtout si l’entreprise a décidé de vous chercher des poux dans la tête.
De même, si d’ordinaire votre patron vous téléphone ou s’entretient directement avec vous et que, tout à coup, il se met à vous envoyer des e-mails, c’est mauvais signe. « On cherche peut-être à constituer une trace écrite de vos agissements, de votre travail », remarque Lionel Ancelet, coach en ressources humaines. Car n’oubliez pas : les paroles s’envolent mais les écrits restent…
Parcourez aussi les offres d’emploi, sait-on jamais. La méthode n’est pas très discrète, mais si votre employeur publie une offre correspondant en tous points au poste que vous occupez (surtout si vous êtes le seul), il y a matière à se poser des questions.

Les tactiques sournoises
D’autres signes, plus pernicieux, peuvent être interprétés comme un début de disgrâce :
– Votre demande d’un nouvel ordinateur tarde à se concrétiser, ou est refusée après avoir été acceptée dans un premier temps.
– On ne renouvelle pas tout de suite votre voiture de fonction.
– On vous fixe des objectifs impossibles à atteindre.
– Un grand classique : la mutation irréalisable. Vous êtes cadre et on a besoin de vous dans un établissement situé à 200 kilomètres de votre domicile… et dans trois jours !
– On ne vous passe plus vos appels.
– Et le cas extrême : on a fouillé dans votre bureau pendant votre absence…

Attention à la paranoïa
Avant de prendre tout au pied de la lettre, prenez cependant le temps d’analyser chaque situation. Les comportements qui vous paraissent suspects ne sont pas forcément le signe d’un début de disgrâce. Votre bureau a été déménagé dans une pièce plus petite ? L’entreprise procède peut-être simplement à un réaménagement de ses locaux, et cette situation est donc passagère.
Tout va être fonction de la durée des signes avant-coureurs. S’ils persistent ou s’intensifient au fil des semaines, il est peut-être temps de jouer cartes sur table avec votre patron. Un collègue digne de confiance peut aussi vous permettre de lever le doute sur vos interrogations.

Olivier Pierson@Keljob.com – octobre 2009

Source : Keljob.com

 
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Publié par le janvier 4, 2012 dans Emploi et Carrière

 

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