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Tribune : Megaupload ou les nouveaux dangers du Cloud Computing

L’affaire Megaupload n’est pas seulement le point d’orgue d’une industrie face à ses dérives, elle est aussi le révélateur de nouveaux dangers qui menacent l’informatique hébergée…

La légitimité de l’action menée par une industrie qui dit représenter les tenants des droits d’auteur, que nous requalifieront plutôt de droits de l’éditeur, contre les pratiques laxistes d’un hébergeur de données qui privilégiait les recettes publicitaires à la légalité de son contenu, n’est pas à remettre en cause. En revanche, la forme de l’action menée contre Megaupload par les autorités américaines soulève aujourd’hui de nouveaux questionnements et devrait interpeller toutes les DSI qui se laissent séduire par les attraits du Cloud Computing.

Rappelons tout d’abord certains faits : le cloud est une approche de l’informatique qui consiste à disposer de services déportés, s’appuyant sur une infrastructure accessible via le réseau des réseaux. L’infrastructure elle-même est généralement maitrisée, tout comme la connexion des postes de travail, même si la mobilité appelle à de nouveaux usages sécuritaires. L’adaptation des applicatifs aux technologies d’échange et de partage se fait sans heurts. Mieux encore, la centralisation et l’administration des moyens déployés augmente sensiblement le niveau de sécurité auquel accède l’entreprise. Du coté de la technologie, tout va bien…

Immatériel juridico géopolitique

Mais qu’en est-il des aspects immatériels associés au Cloud Computing ? Les éditeurs, plus que leurs clients, ont été les premiers à s’en préoccuper. L’entreprise attend de ses prestataires que ses données soient sécurisées et demeurent accessibles. Naturellement, c’est vers le troisième larron que l’on va se retourner, l’hébergeur. Les éditeurs, donc, sont entrés dans une phase délicate pour assurer la qualité de service attendue par leurs clients : la contractualisation. Verrouiller le lien juridique qui lie l’éditeur et l’entreprise à l’hébergeur est un acte majeur destiné à protéger les uns et rassurer les autres, quand ce ne sont pas les mêmes.

Mais la contractualisation est une chose complexe. Les métiers, donc les priorités de chacun diffèrent. Plus encore, la dématérialisation de l’information et de son traitement crée de nouvelles problématiques. La dispersion géographique de l’infrastructure, par exemple, vient se heurter de front à l’arsenal juridique des nations. La donnée peut être hébergée dans des contrées dont l’environnement juridique peut être soit contraignant, soit au contraire inexistant – et l’on peut se demander ce qui est le mieux ? -, en tout cas différent de celui que maitrise le client. Et à cette diversité vient s’ajouter l’arsenal répressif dont disposent les pouvoir en place…

Quand le judiciaire prend la main sur le nuage

L’affaire Megaupload est ici exemplaire d’un danger que nous avions peu mesuré jusqu’à présent mais qui risque de fortement peser sur la stratégie des entreprises pour se déployer dans le nuage ! Un obscure juge de Virginie, entendant la (com)plainte d’une industrie, et s’appuyant sur le pouvoir politique discrétionnaire d’un pays prétentieux au point de donner des leçons au monde, a pu d’un simple jugement faire tomber un service mondial certes condamnable, mais dont une partie de l’activité était tout à fait légale, et qui surtout pour la grande majorité de son activité ne relevait pas du pouvoir judiciaire qui l’a condamné !

De cette expérience, les entreprises qui s’abonnent à un service cloud doivent désormais intégrer dans leur démarche deux nouveaux dangers qui guettent leur stratégie : le judiciaire et le géopolitique. Le risque judiciaire n’est certes pas nouveau, mais il était jusqu’ici géographiquement circonscrit. Megaupload démontre qu’un pouvoir judiciaire très éloigné, pour une affaire sans lien avec l’entreprise, peut simplement faire tomber une infrastructure qui peut être vitale. Le résultat peut se révéler pour le moins vicieux, la condamnation de Megaupload aux Etats-Unis n’a pas touché l’infrastructure du service en place, le FBI s’est contenté de faire disparaître les portes d’accès ! Les pages du service ne sont plus accessibles…

Source : silicon.fr

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Publié par le février 8, 2012 dans IT News, Press

 

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Tendances 2012 : le cloud computing

2010, le Cloud Computing pointe son nez… 2011, il s’impose dans le discours des acteurs des IT et dans les projets des organisations… 2012 sera – enfin ! – l’année du déploiement des projets… Sous quelles conditions et avec quelles technologies ?

Le cloud est Imagepartout, dans les discours, dans les intentions, dans les analyses et dans les catalogues. Les études se multiplient pour démontrer sa présence devenue incontournable dans les projets. Sauf que jusqu’à présent ces derniers se sont peu montrés. Passée la phase du SaaS (Software as a Service) – un modèle finalement peu original puisque les services partagés, on demand, ou quel que soit le nom qu’on leur donne existent depuis longtemps -, il est temps de rentrer dans le vif du sujet, le cloud privé, le PaaS (Platform as a Service), l’IaaS (Infrastructure as a Service), le stockage cloud, etc. En 2012.

Les applicatifs dans le nuage

Tous les acteurs des IT ont leur projet et y travaillent, en particulier les éditeurs pour lesquels, après la difficile période de digestion du changement radical de modèle économique (de la licence à la location aux ressources réellement consommées), la solution cloud/SaaS s’impose dans tout catalogue qui se respecte. Soit les applicatifs sont déjà portés sur le cloud et n’attendent que les clients, soit les outils et plateformes de développement vont de plus en plus intégrer le cloud et rendre le changement de modèle de consommation accessible.

Le cloud analytique

C’est l’une des plus fortes demandes actuelles en terme d’usage applicatif : l’analyse. Cette demande se place au delà de la BI (Business Intelligence), généralement associée à l’analyse des données structurées issues des outils de gestion de l’entreprise. La multiplication des données non structurées demande aujourd’hui de disposer d’une infrastructure adaptée, évolutive et économique (dans le cloud, voir ci après), et d’outils d’analyse puissants, comme Hadoop sur le Big Data. Des expressions qui couvrent des technologies dont nous reparlerons durant toute l’année 2012 et au delà.

Cloud privé et sécurité

Et si l’on résumait le cloud à l’accès en ligne à des applications et des données administrées et alimentées par une infrastructure contrôlée et sécurisée par et dans l’entreprise ? C’est en raccourci la description du cloud privé, et ce sera certainement la principale orientation retenue par les grandes entreprises en 2012. A contrario, ne rien savoir de l’infrastructure et louer des services en ligne devrait être le lot des PME.

Stockage et sécurité

La donnée est au cœur des problématiques cloud. Qui doit la stocker, où, qui peut la sauvegarder, et comment ? Le stockage dans le cloud fait beaucoup parler de lui, mais à y regarder de plus près, peu d’entreprises se disent réellement prêtes à confier à d’autres leurs données. Question de sécurité. Sauf que dans le même temps le volume des données traitées et/ou conservées par les entreprises ne cesse d’augmenter. Il faudra bien trouver une solution souple et économique… dans le cloud, en location à la ressource consommée, sans Capex.

Sécurité par le cloud

Un usage particulier du cloud émerge dans la vision des entreprises : louer un espace dans le nuage et y répliquer son infrastructure. Sous réserve de disposer de la part de ses prestataires, en particulier de l’hébergeur, d’un SLA (Service Level Agreement) de qualité, le cloud pourrait bien s’imposer comme un élément clé de la stratégie de sauvegarde (backup) et de reprise d’activité (DR, Disaster Recovery).

Le 30 décembre 2011 par Yves Grandmontagne.

Source : silicon.fr

Crédit Photo : Tech-com.over-blog.com

 
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Publié par le janvier 3, 2012 dans IT News, Press

 

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